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Caméléonardo

Le logo de Caméléonardo, un caméléon coiffé d'un béret de peintre devant un nuancier

Prélever une couleur à l’écran prend deux secondes. Savoir quoi en faire prend beaucoup plus longtemps. Caméléonardo fait les deux : il lit la couleur sous votre curseur, et il vous donne ensuite de quoi l’accorder, la décliner, la vérifier et la ranger. C’est une pipette, une loupe et un atelier de couleurs pour Windows, dans un seul exécutable qui ne s’installe pas.

Il y a deux sortes d’outils de couleur. Les pipettes, qui lisent un pixel et s’arrêtent là. Et les ateliers, qui composent des accords mais ne savent pas aller chercher la couleur d’un bouton dans une capture d’écran. Caméléonardo fait les deux bouts du travail, et c’est tout son intérêt : la couleur que vous venez de prélever devient immédiatement le point de départ d’une palette.

Une loupe qui ne vous ment pas

La loupe agrandit la zone sous votre curseur sans jamais lisser l’image. Les pixels restent des carrés nets. C’est un détail technique qui change tout en pratique : un agrandissement lissé fabrique des couleurs intermédiaires qui n’existent nulle part à l’écran, et vous prélevez alors une couleur inventée.

La loupe au grossissement × 6. La grille et le réticule disent exactement quel pixel sera lu.

Une fois la couleur figée, la loupe reste navigable. Vous vous déplacez d’un pixel à la fois aux flèches du clavier, de dix avec la touche Maj. Cela vous évite de refaire tout le geste parce que vous avez visé un cheveu trop à droite.

Trois modes de prélèvement, selon ce que vous faites. Le clic maintenu est le plus sûr. Le survol permanent fait tourner la loupe en continu, ce qui est commode pour balayer une image. Et le raccourci clavier seul, à qui veut prélever la couleur d’un menu déroulant, qui se refermerait au moindre clic.

Le cas de la transparence

Voici un problème que la plupart des pipettes ignorent. Un pixel semi-transparent affiché à l’écran n’est plus transparent : le système a déjà fait le mélange, et la pipette ne lit que le résultat. Impossible, avec un seul point, de distinguer un rose opaque d’un rouge à demi transparent posé sur du blanc.

Caméléonardo prélève donc trois points : le premier plan, le fond, puis la zone mélangée. Il en déduit la transparence réelle et vous donne le code avec son alpha. L’ordre des trois prélèvements n’a aucune importance, le calcul part dès que les trois cases sont vertes.

Quatorze notations, et les pièges qui vont avec

Le code de la couleur courante s’écrit dans quatorze notations : le code HTML bien sûr, mais aussi la constante Delphi, la constante Visual Basic, le COLORREF de l’API Windows, l’entier PowerBuilder, les six chiffres sans dièse qu’attend le champ de Photoshop, la couleur Android avec son alpha en premier, et les notations CSS.

Ce n’est pas qu’une liste de conversions. Trois de ces notations écrivent les composantes en ordre bleu, vert, rouge. Écrire les trois octets dans l’ordre habituel donne une couleur juste retournée : une erreur qui ne se voit pas sur un gris et qui saute aux yeux sur un orange. Chaque notation porte sa phrase d’explication, et le logiciel applique la bonne règle sans que vous ayez à y penser.

Le format choisi gouverne ensuite tout le logiciel. Vous travaillez sur un projet Android, vous choisissez la notation une fois, et chaque clic droit sur n’importe quel échantillon vous donne la bonne écriture.

Une roue chromatique à deux modèles

C’est la pièce maîtresse. Une roue où l’angle donne la teinte, la distance au centre la saturation, et le blanc au milieu.

Sa particularité : elle existe en deux modèles. La roue des peintres, rouge, jaune, bleu, où l’opposé du rouge est le vert. Et la roue de l’écran, rouge, vert, bleu, où l’opposé du rouge est le cyan. Ce sont deux façons de mélanger, pas deux façons d’afficher, et les deux ont raison dans leur métier. Un peintre qui cherche la complémentaire du rouge attend du vert. Un développeur attend du cyan.

Le passage d’un modèle à l’autre n’est pas une approximation. Il s’appuie sur une table de correspondance mesurée, strictement croissante, donc parfaitement réversible : vous pouvez faire l’aller-retour sans dériver.

Quinze figures d’harmonie sont proposées, présentées en schémas plutôt qu’en noms, parce qu’un schéma se reconnaît d’un coup d’œil là où un nom demande d’être lu. Complémentaire, complémentaire divisée, triade, carré, composé, monochrome, nuances, chaudes, froides, pastels, primaires, secondaires, et deux modes libres.

Deux détails de conception méritent d’être signalés, parce qu’ils trahissent le soin apporté à l’outil. D’abord, le cercle est repeint à la clarté du point retenu. Un cercle peint à pleine clarté mentirait dès que vous travaillez sur des tons sourds : vous visez un vert franc, vous récoltez un vert-de-gris. Ensuite, le nombre de points est propre à chaque figure. Vous voulez dix tons d’une monochrome et cinq d’une triade, et les retrouver tels quels en revenant dessus.

Cinq sélecteurs plutôt qu’un

La roue n’est qu’un des cinq outils du bloc des sélecteurs.

Le sélecteur classique pose un plan saturation et valeur, une réglette de teinte, une réglette d’alpha, et surtout un aperçu « avant et après » qui vous dit de combien vous avez dérivé depuis votre point de départ.

La grille web aligne les 216 couleurs sûres. Un souvenir des écrans à 256 couleurs, encore utile pour composer vite une teinte franche.

Le nuancier est une nappe paramétrique : la teinte tourne de gauche à droite pendant que la clarté descend, et six réglettes vous laissent la piloter. La saturation y culmine volontairement au milieu du balayage, parce qu’aux deux bouts une couleur trop saturée devient criarde ou boueuse.

L’audit de contraste, enfin, affiche en gros le rapport entre votre couleur et son fond, quatre verdicts d’accessibilité, et jusqu’à deux variantes conformes. Ces variantes gardent votre teinte et votre vivacité, et ne touchent qu’à la clarté. Le raisonnement est juste : la teinte et la vivacité sont ce que vous avez choisi, la clarté est ce qui décide de la lisibilité.

Des couleurs tirées de vos images

Déposez une photo sur le bloc d’analyse, ou collez-la depuis le presse-papiers, qu’il s’agisse d’une capture d’écran, d’une image copiée dans un navigateur ou d’un fichier copié dans l’explorateur. Le logiciel en tire les couleurs dominantes, de deux à seize. Un rond posé sur l’image dit où chaque couleur a été prise, ce qui vous permet de juger si le relevé a du sens.

Survolez un de ces ronds, il devient une loupe : vous prélevez alors la couleur exacte de ce point, celle du relevé étant une moyenne qui ne se trouve pas forcément telle quelle dans l’image. Le relevé ne vous convient pas ? Ctrl enfoncé, saisissez le rond et portez-le ailleurs : son échantillon prend la couleur exacte du nouvel endroit.

Les couleurs trouvées se réordonnent à la souris, et un dégradé se construit sur leur ordre, du plus clair au plus sombre.

Essayer un accord sous une vraie police

Le bloc de typographie donne accès à 1 821 familles latines de Google Fonts. Pas une liste de noms : les fichiers sont téléchargés pour de vrai, l’aperçu les affiche dans leur vraie fonte, et le bouton Obtenir les installe pour tout le système. Si une police ne peut pas être téléchargée, l’aperçu le dit en tête, avec la raison : vous ne jugez jamais une police de remplacement en croyant voir la vôtre.

Un accord de couleurs essayé sous une police réelle, avec son vérificateur de contraste.

Vous composez un titre, un paragraphe et un lien, chacun avec sa couleur, et le vérificateur vous dit si l’ensemble reste lisible. Le fond et les textes puisent dans la palette courante : chargez-en une autre, l’aperçu suit. Il ne propose que ce qui manque : suggérer un palier AA à une couleur qui tient déjà AAA serait lui proposer de reculer.

Ranger, nommer, retrouver

Une palette courante de 256 cases, une base locale, et 477 accords livrés d’office, relevés sur une bibliothèque publique, dédoublonnés et étiquetés.

Au moment de ranger une palette, le logiciel vous demande un nom, vérifie à chaque frappe qu’il est libre, et propose des étiquettes déjà cochées d’après vos couleurs. C’est le seul moment où l’on sait ce qu’est la palette qu’on range. Les demander plus tard reviendrait à ne jamais les poser.

En pratique

SystèmeWindows 64 bits
Installationaucune. Un exécutable que vous posez où vous voulez
Éditionsautonome, 71 Mo, rien à installer. Légère, 632 Ko, exige le « .NET Desktop Runtime »
Portabilitécomplète. Copiez le dossier sur une clé, vos réglages, palettes et polices suivent
Mises à jourdepuis l’onglet « À propos » des réglages, que F1 ouvre directement, bouton Vérifier les mises à jour. Le fichier téléchargé est vérifié par empreinte avant d’être installé, et le logiciel se relance tout seul
Réseaufacultatif. Il ne sert qu’à la mise à jour, aux polices et à la création assistée
Droitsaucun. Rien n’est écrit hors de votre profil et du dossier du logiciel
Languefrançais, anglais ou espagnol, au choix dans les réglages. Le changement est instantané, sans redémarrer
Licencegratuit pour les particuliers. Payant pour les professionnels, sur devis : la demande se fait par ticket sur le site

Un dernier mot sur une fonction que vous n’êtes pas obligé d’employer : si vous enregistrez une clé d’API Google AI Studio, Caméléonardo fabrique des visuels à partir de vos palettes, en cinq questions. Affiches, cartes, bannières, mises en situation. Il produit l’image, le document à calques pour Photoshop ou GIMP, et le PDF d’impression avec fond perdu et traits de coupe. Sans clé, rien de tout cela n’apparaît à l’écran : proposer une création qu’on ne peut pas lancer serait une fausse promesse.

À vous de jouer

Caméléonardo est fait pour vivre dans un coin d’écran pendant que vous travaillez ailleurs. Il reste au premier plan, il se range dans la zone de notification plutôt que de se fermer, et son raccourci global vous donne la pipette sans que vous ayez à revenir sur sa fenêtre.

Télécharger Caméléonardo

La documentation complète couvre chaque écran et chaque réglage, avec les raccourcis, les emplacements de fichiers et une section de dépannage.

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Version 3.218.0
2026-10-31 · 75 Mo · Windows
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3.218.02026-10-31
  • À la dernière étape de « Créer un visuel », la consigne qui va partir se modifie directement dans son cadre. Ce qu'on y tape est envoyé tel quel.
  • Une consigne prise dans la bibliothèque y montre ses champs « à remplir », avec les valeurs déjà saisies. Changer une valeur recompose la consigne. Les champs qui acceptent une image gardent leur bouton « Parcourir… », la vignette de l'image jointe et son numéro de référence, et une croix pour la retirer : les images suivantes remontent d'un rang et la consigne suit.
  • Le bouton « Bibliothèque… » a une icône au trait comme les autres, trois livres, au lieu d'une page lignée qui se lisait comme un pavé plein. ---
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  • Les consignes ont été relues une à une : cinquante et une valeurs à choisir, écrites entre crochets, entre parenthèses ou en capitales dans le texte d'origine (« [LANDMARK] », « (CITY_NAME) », « <YOUR PHOTO> », « 【MOVIE_TITLE】 »…), n'avaient pas de champ « à remplir ». Elles en ont un désormais, avec son intitulé en français, dans vingt-neuf fiches.
  • « Votre photo » (fiche du rapport d'esthétique du visage) accepte une image par le bouton « Parcourir… ».
  • Une valeur saisie dans une consigne écrite au format JSON ne garde plus une accolade de chaque côté. ---
3.215.02026-10-31
  • Les points ajoutés au-delà des branches d'une figure pâlissent vers le centre au lieu de s'assombrir : chaque échantillon est désormais la couleur qu'on voit sous son point, de la couleur pure vers le clair, comme la roue. La monochrome suit la même règle ; seule « Nuances » fait descendre la clarté.
  • Les codes affichés suivent le format choisi partout où ils étaient encore en hexadécimal : échantillons et code visé de la roue, pivot de l'harmonie, analyse d'image, loupe, échelle de nuances, matrice des contrastes, vision des couleurs, typographie, modification d'une palette, rangement dans la palette. Avec un nuancier RAL® ou PANTONE®, c'est le nom de la couleur. ---

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