Éclairage DMX du PRIME 4 G2

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Éclairage DMX du PRIME 4 G2

Piloter des jeux de lumière directement depuis la platine, sans ordinateur — le DMX intégré et Engine Lighting (technologie SoundSwitch). [1][2]

1. Le principe en deux minutes

Le PRIME 4 G2 embarque une sortie DMX 3 broches (XLR) à l’arrière et le moteur Engine Lighting (technologie SoundSwitch) dans la machine. On y branche les projecteurs et la platine les pilote en synchro avec la musique, sans PC ni boîtier externe — ce qui, sur le Prime 4/4+, demandait un boîtier SoundSwitch séparé. [1][2]

Deux façons de travailler :

  • Automatique : Engine Lighting génère des « autoloops » (des séquences lumineuses) calées sur le tempo et l’énergie du morceau. Rien à faire, l’éclairage suit la musique.
  • Manuel/live : le mode pad « Lighting » (MPCe) te donne la main sur couleur, position, strobe, intensité, autoloops et « static looks » du bout des doigts. [2]
Bonne nouvelle : Engine Lighting est gratuit et intégré au G2. Pour piloter les lumières en synchro avec la musique, la platine seule suffit — pas d’abonnement, pas d’ordinateur.
Quand faut-il le logiciel SoundSwitch Desktop ? Uniquement pour une préparation avancée sur PC : patch précis, autoscripts calés sur chaque morceau, positions de lyres élaborées. On construit le projet sur ordinateur, puis on l’exporte vers Engine Lighting sur une clé/disque, et le G2 joue tout en standalone. [9]

Ce logiciel est payant (à ne pas confondre avec l’utilitaire Windows homonyme, lui gratuit) : abonnement mensuel (~7,99 $/mois), annuel, ou licence perpétuelle (accès à vie aux versions 2.x). [10]
Offre Denon DJ : les possesseurs d’un matériel Denon DJ éligible (dont le Prime 4) bénéficient de 2 mois de SoundSwitch offerts. Démarche de rachat sur le shop SoundSwitch avec le numéro de série de l’appareil (acheté neuf chez un revendeur agréé). Le crédit s’active via le plan mensuel (le seul compatible), modifiable ensuite. [11]
À noter : l’achat d’un boîtier SoundSwitch (Micro DMX / Control One) donne, lui, 3 mois d’essai. [10]

2. Matériel compatible

TypeExemplesRemarqueChercher
Projecteurs DMX à faisceau (lyres / moving heads)Chauvet Intimidator, Cameo, Eurolite TMH, SHEHDS…Tout projecteur DMX-512 standard. Un profil doit exister (ou se créer) dans SoundSwitch. [4][15]
Projecteurs statiques (PAR, barres, wash)ADJ, Chauvet SlimPAR, Cameo…Idéals pour teinter la piste. Choisir un mode RGB/RGBW simple pour économiser des canaux.[16]
Ampoules connectées Philips HueHue White & Color Ambiance (E27, GU10, Play, Go…)Nécessite un Hue Bridge (voir avertissement ci-dessous). Suivent la piste principale, pas de contrôle individuel. [12][13] [14]
Nanoleaf (panneaux modulaires)Shapes (triangles/hexagones), Lines (barres)Wi-Fi direct, gratuit sans licence. Voir la section dédiée. [20][21] [22]
Interface DMX externe (optionnelle)SoundSwitch Micro, Control OnePas nécessaire sur le G2 (DMX intégré), mais élargit à 2 univers / usage PC. [1][17]
Câble & adaptateurscâble DMX 110 Ω, adaptateur 3→5 broches, bouchon 120 ΩVrai câble DMX, pas du câble micro.[18]
Attention Philips Hue — bien choisir le Bridge : il existe trois hubs Hue, et un seul est à éviter.
HubRepère visuelSoundSwitch / G2
Bridge V1rond, anneau bleuObsolète (plus supporté par Philips depuis 2020) — à éviter
Bridge V2 / 2.0carré, logo Hue lumineux✔ Compatible — c’est celui à prendre (Alexa, Google, HomeKit, Entertainment)
Bridge Pro (2025)carré tout noir✗ NON supporté par SoundSwitch à ce jour
Le « Hue Bridge 2.0 » du commerce (avec Alexa/Google/HomeKit) = le Bridge V2 carré : c’est le bon. SoundSwitch a besoin de sa fonction « Entertainment Area » (à créer dans l’appli Hue), et le Bridge doit être relié à ta box en Ethernet. Les lampes suivent la piste principale, sans pilotage individuel pour l’instant. [12][13]
À propos des liens : les liens de la colonne « Chercher » ouvrent une recherche sur le bon terme (les références et les prix évoluent). Privilégier un modèle bien noté, compatible DMX-512 pour les projecteurs, ou Hue Bridge V2 pour les ampoules Philips Hue.
Combien d’appareils ? Le DMX-512 offre un univers de 512 canaux à se partager. Chaque projecteur consomme plusieurs canaux — souvent 12, 14 canaux ou davantage — car chacune de ses fonctions (couleur, dimmer, strobe, pan, tilt, gobo…) occupe un ou plusieurs canaux. Plus un appareil est complet, plus il « mange » de canaux, donc plus le nombre d’appareils indépendants possibles diminue. Exemple : des lyres en 14 canaux → au maximum ~36 lyres pilotées séparément (512 ÷ 14). En revanche, deux appareils réglés sur la même adresse sont clonés : ils reçoivent les mêmes ordres et font exactement la même chose, sans consommer de canaux supplémentaires — pratique pour une rampe de PAR identiques.
Non officiel à vérifier : la doc Denon reste succincte sur la sortie intégrée du G2 ; on retient la limite standard d’un univers (512 canaux) tant qu’elle ne précise pas plus.

3. Branchement DMX (schéma)

Le DMX se câble en série (daisy-chain) : de la sortie du G2 vers l’entrée de la 1ʳᵉ lyre, puis de sa sortie vers l’entrée de la suivante, etc. Sur une grande chaîne, un bouchon de terminaison 120 Ω se met sur la dernière fixture (voir l’encadré ci-dessous : souvent facultatif sur un petit rig).

PRIME 4 G2 sortie DMX (XLR 3 br.) Lyre 1 adr. 1 · 14 ch. DMX out→in Lyre 2 adr. 15 · 14 ch. Lyre 3 adr. 29 · 14 ch. bouchon(optionnel) 120 Ω Chaîne « daisy-chain » : chaque lyre en 14 canaux → adresses 1, 15, 29… (départ précédent + nb de canaux)
Câbles : utiliser du vrai câble DMX (110 Ω), pas du câble micro. Le G2 a une prise XLR 3 broches ; si une lyre est en 5 broches, un adaptateur 3→5 suffit.
Le bouchon 120 Ω est-il obligatoire ? Pas toujours. C’est une fiche XLR avec une résistance de 120 Ω qui « absorbe » le signal en bout de ligne pour éviter qu’il ne se réfléchisse et parasite les données. Sur un petit rig — quelques projecteurs, câbles courts — la différence est souvent imperceptible et beaucoup s’en passent. Il devient vraiment utile quand la chaîne est longue, avec beaucoup d’appareils en série, avec des lyres à positionnement précis (les reflets font « sauter » le pan/tilt), ou dès qu’un scintillement inexpliqué apparaît — c’est alors le premier réflexe à tester, ça ne coûte presque rien.

4. Adressage : le point qui coince

C’est la partie qui perd tout le monde, alors allons-y simplement. Chaque projecteur a une adresse de départ et un mode (nombre de canaux). [3]

  • Un projecteur en mode 14 canaux à l’adresse 1 occupe les canaux 1 → 14.
  • Le suivant doit démarrer après : adresse 15 (14 canaux → 15 à 28).
  • Règle : adresse suivante = adresse précédente + nombre de canaux du mode. [3]

Pour 4 lyres en 14 canaux : 1, 15, 29, 43. Régler cette adresse sur le projecteur (menu ou dip-switches), puis la même dans SoundSwitch.

Piège n°1 — le « cross-patching » : si deux projecteurs se chevauchent (ex. l’un à 1/14 canaux, l’autre à 10), ils se marchent dessus et clignotent n’importe comment. SoundSwitch le signale en jaune dans la carte DMX. [4]
Astuce : pour piloter plusieurs projecteurs identiques exactement pareil, leur donner la même adresse (« hard patching ») : une seule piste les contrôle tous. Pratique pour une rampe de PAR au sol. [3]

5. Patcher ses fixtures

  1. Dans SoundSwitch, chercher le modèle dans la bibliothèque de fixtures et le glisser dans l’espace de travail : ça crée une piste. [4]
  2. Double-cliquer la fixture, saisir la même adresse DMX que celle réglée sur le projecteur. [5]
  3. Vérifier que le mode/nombre de canaux du profil correspond à celui du projecteur (un modèle a souvent plusieurs profils : 8 ch, 14 ch…). [4]
  4. Le projecteur n’existe pas dans la bibliothèque ? Le Fixture Manager permet d’en créer un à partir de la notice (tableau DMX). [8]

6. Couleurs, intensité, strobe

Une fois patché, chaque canal pilote une fonction : rouge, vert, bleu (RGB), blanc, dimmer (intensité globale), strobe… SoundSwitch mappe ça automatiquement quand le profil est correct.

  • Couleur : en autoloop, SoundSwitch choisit des palettes selon l’énergie. En manuel (pad Lighting), on force une couleur à la volée. [2]
  • Intensité : le canal Dimmer. Pour éteindre un projecteur dans une scène tout en le gardant « inclus », mets son intensité à 0 (voir static looks). [7]
  • Strobe : canal Shutter/Strobe. À doser — un strobe permanent fatigue vite le public.
Static Looks = des « scènes » figées déclenchées à un moment précis (première danse, drop, cocktail). Elles surchargent l’autoloop en cours, uniquement sur les fixtures cochées ; les autres continuent le show. [7]

6 bis. Éclairage connecté : Philips Hue vs Nanoleaf

Le G2 pilote deux familles d’éclairage sans fil (Wi-Fi), en plus du DMX. Ce sont deux marques concurrentes, avec deux logiques d’installation différentes — à ne pas confondre.

Philips HueNanoleaf
TypeAmpoules, spots, rubans (Lightstrip), barres PlayPanneaux modulaires à coller : Shapes (triangles, hexagones), Lines (barres)
Hub requisOui — un Hue Bridge V2 (carré) relié en EthernetNon — connexion Wi-Fi directe, rien à ajouter
Licence SoundSwitch ?Suit la piste via Engine Lighting (intégré)GRATUIT : synchro + contrôle manuel inclus, sans licence ni interface DMX [20]
Formes compatiblestoute la gamme HueShapes et Lines uniquement [19]
Chercher[13] [14][21] [22]

Paramétrer Philips Hue

Le patch Hue se fait via Engine Lighting (et SoundSwitch Desktop pour aller plus loin), pas comme une fixture DMX classique : [12]

  1. Brancher le Hue Bridge V2 en Ethernet sur la box, sur le même réseau que le G2.
  2. Dans l’appli Philips Hue, créer une « Entertainment Area » (indispensable — c’est elle que le système va piloter).
  3. Depuis Engine Lighting / SoundSwitch, lance la recherche du Bridge, puis appuyer sur le bouton du Bridge à la demande pour appairer.
  4. Une fois connecté, les lampes suivent la piste principale (couleur/intensité globales). Pas de contrôle lampe par lampe pour l’instant.

Paramétrer Nanoleaf

Plus simple, tout passe par Engine Lighting / SoundSwitch en Wi-Fi, sans hub ni DMX : [19][20]

  1. Monter et alimenter les panneaux Shapes ou Lines, les connecter au Wi-Fi via l’appli Nanoleaf.
  2. Placer le G2 (ou SoundSwitch Desktop) sur le même réseau.
  3. Dans les préférences d’Engine Lighting / SoundSwitch, appaire les lumières Nanoleaf, teste la connexion (un indicateur confirme), active la sortie.
  4. Lancer un morceau : le light-show suit la musique. Rien à rescripter. [20]
Le plus économique : les Nanoleaf sont le seul éclairage « déco » qui fonctionne 100 % gratuitement avec le G2 (pas de licence, pas de bridge, pas d’interface). Idéal pour un fond de scène ou un décor mural sans budget logiciel. [20]
Non officiel à vérifier : les gammes exactes compatibles peuvent évoluer avec les versions d’Engine DJ / SoundSwitch. Aujourd’hui c’est confirmé pour Nanoleaf Shapes et Lines ; vérifie pour un autre modèle Nanoleaf plus récent. [19]

7. Lyres : orienter et faire bouger (schémas)

Une lyre (moving head) bouge sur deux axes : le Pan (horizontal) et le Tilt (vertical).

lyre PAN — rotation horizontale (gauche ↔ droite) TILT — inclinaison verticale (haut ↕ bas) lyre Une « Position » = un couple (pan, tilt) enregistré. On enchaîne des Positions sur le beatgrid pour faire bouger la lyre en rythme

Régler l’orientation

Dans SoundSwitch, l’outil Position Cues affiche une croix pan/tilt : viser la direction voulue pour chaque lyre, enregistrer, nommer (« vers le public », « croisé centre », « vers le plafond »…). [6]

Les faire bouger en rythme

On combine plusieurs Positions dans un Script ou un Autoloop alignés sur le beatgrid : les lyres passent d’une Position à l’autre en musique. Exemple : Position A (les deux vers l’extérieur) → Position B (croisées au centre), une bascule à chaque temps fort. [6]

Mouvement fluide : pour des déplacements lents sans à-coups, utilise le mode 16 bits (pan/tilt « fine ») du projecteur s’il l’a — deux canaux par axe (coarse + fine). Sinon les pans lents « escaladent » par paliers visibles. [8]

8. Limiter la zone de diffusion

Deux objectifs : garder la lumière sur la piste (pas dans les yeux des gens au bar) et éviter d’illuminer un mur ou un plafond bas.

Vue de dessus de la salle DJ 1 2 3 Butées pan/tilt : on borne la course pour garder les faisceaux SUR la piste (au-dessus de la ligne) et hors des yeux du public
  • Butées pan/tilt : beaucoup de lyres ont un réglage de course maximale (pan/tilt range) dans leur menu — on réduit l’amplitude pour que le faisceau ne sorte jamais de la piste.
  • Positions bornées : plus simple encore, ne crée que des Position Cues qui pointent dans la zone voulue. Si aucune Position ne vise le public, la lyre n’ira jamais là. [6]
  • Intensité par zone : baisse le dimmer des projecteurs proches du public, monte ceux de la piste.
Sécurité : ne dirige jamais un laser vers les yeux ni un faisceau puissant à hauteur de visage. Incline légèrement vers le bas ou vers la piste.

9. Piloter en live avec les pads

Le mode pad Lighting (MPCe, sensible à la pression et à la zone) met sous les doigts : couleur, position, strobe, intensité, autoloops et static looks. Déclencher un static look sur un drop, forcer une couleur sur un passage, changer la position des lyres — sans lâcher le mix. [2]

9 bis. Combiner Nanoleaf + lyres DMX (le bon compromis)

Le G2 pilote en même temps le DMX (sortie arrière) et le Wi-Fi (Hue, Nanoleaf) : ce sont des sorties physiquement séparées, et Engine Lighting synchronise tout sur le même morceau. Les deux mondes peuvent donc être mélangés.

La combinaison maligne pour un petit budget :
  • Nanoleaf (gratuit) en fond de scène / décor mural : couleur et intensité qui suivent la musique, sans licence, sans bridge, sans interface. C’est l’ambiance.
  • Quelques lyres DMX bon marché pour le mouvement et les faisceaux : ce que Nanoleaf ne sait pas faire (les panneaux ne bougent pas).
Résultat : un vrai show « décor + faisceaux animés » pour un coût minimal. La licence SoundSwitch payante ne devient utile que pour scripter finement les lyres morceau par morceau — l’auto-génération d’Engine Lighting suffit pour débuter, et les 2 mois offerts (Prime 4) permettent d’essayer le scripting avant de décider.
Usage simultané des trois à vérifier : le G2 gère DMX, Hue et Nanoleaf, et l’architecture (sorties distinctes) permet logiquement de les faire tourner ensemble. Mais la doc constructeur, encore mince, ne le garantit pas explicitement « tous en même temps, sans limite ». À confirmer selon la version de firmware avant de tout brancher simultanément. En pratique, DMX + un seul type de Wi-Fi (soit Hue, soit Nanoleaf) est le scénario le plus sûr. [1]
Ce que Nanoleaf ne fait PAS : pas de pan/tilt (mouvement), pas de gobos, pas de faisceau net. C’est de la lumière d’ambiance surfacique. Pour un faisceau qui balaie la salle, le DMX est nécessaire (lyres, scanners, barres à faisceaux).

10. Astuces & pièges

  • Feuille de patch : noter pour chaque projecteur son numéro, sa place, son mode et son adresse de départ AVANT de câbler. Gain de temps considérable au montage.
  • Tester avant de scripter : après le patch, vérifier manuellement chaque fonction (pan, tilt, couleur, strobe) — une adresse fausse se voit tout de suite.
  • Scintillements aléatoires ? Vérifier d’abord le câble (vrai câble DMX, pas micro) et l’adressage. Sur une grande chaîne, ajoute un bouchon 120 Ω en bout de ligne — sur un petit rig il est souvent inutile.
  • Même modèle, même mode pour les projecteurs qui doivent « mirrorer » proprement.
  • Prépa sur PC (optionnelle, payante), jeu en standalone : pour des autoscripts et positions élaborés, les construire dans SoundSwitch Desktop, exporter, puis laisser le G2 tout jouer sans ordinateur. Pour un usage simple, Engine Lighting intégré (gratuit) suffit. [9][10]
Non officiel à vérifier : l’intégration DMX du G2 est récente et la doc constructeur est mince. Les principes ci-dessus (patch, adressage, positions, static looks) valent pour SoundSwitch en général ; le comportement exact du mode intégré (limites, options du pad Lighting) peut évoluer avec les mises à jour du firmware. Vérifie les notes de version Engine DJ. [1]
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